« Être autiste ne signifie pas être inhumain. Cela signifie être étranger. Cela signifie que ce qui est normal pour les autres ne l'est pas pour moi et ce qui est normal pour moi ne l'est pas pour les autres. A certains égards je suis très mal équipé pour survivre dans ce monde comme un extraterrestre échoué sur la terre sans manuel d'orientation. Mais ma personnalité est intacte, ma conscience de moi n'est pas altérée. Je trouve beaucoup de sens et de valeur à ma vie et je n'ai aucune envie d'être guéri de moi-même. Si vous voulez m'aider, n'essayez pas de me confiner à une mince partie du monde que vous pouvez changer pour me caser. Accordez moi la dignité de me rencontrer selon mes propres termes. Reconnaître que nous sommes également étrangers l'un à l'autre, que ma façon d'être n'est pas simplement une version déficiente de la vôtre. Interrogez vous sur vos présupposés. Définissez vos mots. Travaillez avec moi à construire davantage de ponts entre nous. »
" Une société sans utopies est une société passive, pas encore véritablement humaine. Toute communauté humaine se doit de proclamer son objectif et de commencer à prendre les moyens de s'en approcher. Une utopie est une étoile lointaine vers laquelle on prend la décision de se diriger. Il ne s'agit pas de prétendre l'atteindre, mais d'être fidèle à l'attraction de sa lueur,même lorsqu'elle est à peine discernable dans le brouillard"
"Pour que la description d'une utopie soit facteur de changement, il faut qu'elle apparaisse comme réalisable, du moins à long terme"
Petite philosophie à l'usage des non- philosophes, Albert Jacquard, édition Calman-Lévy
"Tout compte fait, il est tout aussi inutile de s'occuper d'enfants que la société rejette plus ou moins et qui ne sont pas rentables que de passer sa vie à découvrir comment vivaient les Crétois, deux cent ans avant Jésus-Christ, ou bien de recoller des poteries précolombiennes.Et pourtant, dans les deux cas, il s'agit d'une aventure. Partir à la recherche d'une certaine idée de l'homme. Restaurer ce qui a été perdu..."
Page 159, Un éducateur dans les murs, poème anti-pédagogique pour le XXI° siècle, édition Tains sociaux
"On a tout essayé " sur " cet enfant : la psychotérapie, la psychomotricité, l'orthophonie, la rééducation scolaire, la psychiatrie avec pilules et sans pilules, la psychopédagogie, l'antipsychiatrie, la vannerie, l'expression libre et contrôlée, le crépon et l'eau, et la terre. On a tout essayé, sauf de lui ficher la paix."
Un éducateur dans les murs, poème anti-pédagogique pour le XXI° siecle. Jean-François Gomez, collection Tains sociaux, Editions Téraèdre. Page 158
"Le langage réalise en brisant le silence ce que le silence voulait et n'obtenait pas"
Merleau-Ponty "le visible et l'invisible" 1964
Article 23 :Les droits de l'enfant handicapé
1) Si tu es handicapé mentalement ou physiquement, tu as le droit de mener une vie décente (la meilleure possible) dans la dignité pour parvenir à un maximum d'autonomie (faire le maximum de choses tout seul). Tu dois pouvoir participer à la vie de la collectivité (par exemple : déplacements sans problème si tu es en fauteuil roulant).
2) Les États doivent te reconnaître, ainsi qu'à tous les enfants handicapés, le droit de bénéficier de soins spéciaux. Si nécessaire, une aide supplémentaire sera accordée à tes parents ou aux personnes qui te gardent.
3) Cette aide sera, si nécessaire, gratuite afin de t'assurer le droit à l'éducation, à la formation, à la santé, à la rééducation, à l'emploi, aux loisirs, à l'intégration sociale (ne pas rester isolé), ainsi qu'à l'épanouissement personnel (être mieux mentalement).
4) Les États échangeront toutes les informations utiles pour aider les enfants handicapés. Les pays en développement(les plus pauvres) seront particulièrement aidés.
(texte adapté aux enfants)
Convention internationale des droits de l'enfant 1989.
" Pour l'OMS, une personne est handicapée lorsqu'elle est désavantagée par rapport aux autres à la suite d'une maladie, d'un accident ou d'un problème psychologique. Le mot handicap vient de l'anglais "hand in cap" .
C'était un jeu où on tirait au sort des lots en plongeant la main dans un chapeau. Un arbitre vérifiait que tous les lots étaient de même valeur pour que personne ne soit désavantagé.
De nos jours, dans "une course à handicap", les meilleurs chevaux sont " handicapés " par un poids plus lourd que les autres, et tout le monde part avec les mêmes chances de gagner !
Ce n'est que depuis 1950 que le mot " handicapé " est employé en Français pour remplacer des termes comme: " invalide " ou " infirme ".
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Collection Autrement Junior, série société, n°10. Titre : " Qu'est ce qu'il a : Le handicap "